Les gentilles sorcières de la littérature jeunesse | 5 livres

les gentilles sorcières de la littérature jeunesse

Les gentilles sorcières de la littérature jeunesse | 5 livres

Vous souvenez- vous des sorcières dans les récits de notre enfance ? De vieilles femmes, une verrue qui pointait sur leur nez crochu, leur balai et leur chaudron où mijotait une potion destinée à empoisonner celui qui la boirait. Tous ces éléments constituaient le personnage de la sorcière qui nous terrifiait autant qu’il nous intriguait. Si les sorcières malfaisantes existent encore dans notre culture littéraire, on voit depuis quelques années un renouveau de ce personnage dans la littérature jeunesse. Le stéréotype de ce personnage est dépoussiéré pour faire place à un nouveau caractère : les sorcières bienfaisantes. Plusieurs ouvrages présentent des sorcières plus jeunes, généralement en période d’apprentissage, qui doivent concilier leur nature de sorcière avec leurs sentiments humains. Voici 5 livres et albums de la littérature jeunesse qui mettent en scène des gentilles sorcières.

1. Petite sorcière a peur de tout de Sylvie Poillevé, la sorcière qui ne veut plus avoir peur

petite sorcière a peur de tout sylvie Poillevé

Mère-Santrouille n’est pas méchante, mais elle a peur de tout. Fatiguée d’avoir des palpitations pour tout et n’importe quoi, elle se met à la recherche d’une potion magique dans son livre de recettes. Il y doit bien y avoir quelque chose pour chasser ses craintes ! Quand elle tombe sur une recette intitulée « Même pas peur », elle prend son courage à deux mains et passe à l’action. Satisfaite de son travail, elle goûte son breuvage et là… Elle a un goût de pomme dans la bouche. Elle reprend son livre et le titre de la potion lui saute aux yeux : « Pommes vapeur » ! Mère-Santrouille n’a peut-être pas concocté un remède contre la peur, mais ça a fonctionné, elle n’a plus aucune crainte. Et c’est aujourd’hui à ça que servent ses potions : guérir de tout. À chaque petit tracas son antidote !   

2. Verte de Marie Desplechin, la gentille sorcière de la littérature jeunesse, qui veut être normale

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Ursule est une femme qui a tout pour être fière et qui adore son métier de sorcière. Hélas, sa petite fille de 11 ans, Verte, ne voit pas les choses de la même façon. Non seulement elle ne montre aucun talent pour la sorcellerie, mais ça ne l’intéresse pas du tout ! Son seul désir est d’être normale et de se marier. D’ailleurs, elle tient beaucoup à son camarade de classe Soufi. Ursule décide d’agir pour apprendre à sa fille à être une sorcière : chaque mercredi, Verte ira chez sa grand-mère, Anastabotte, qui fera son éducation. Toutes les deux s’entendent très bien et Verte va faire des progrès spectaculaires. Elle aura même le droit d’inviter Soufi à déguster des crêpes, au risque de dévoiler ses secrets de famille…

Verte est un roman polyphonique : les quatre personnages principaux prennent la parole pour nous livrer leurs émotions, que ce soit de la colère ou les premières attirances pour le sexe opposé quand on grandit.

3. Trop belle sorcière ! de Christophe Miraucourt, la sorcière qui souffre d’être belle

trop belle sorcière christophe miraucourt

Bellaninou est une jeune sorcière qui est très belle. Le problème, c’est que dans le monde où elle vit, une sorcière doit être laide. Ses parents vont tout faire pour l’enlaidir : ils lui mettent des produits sur le visage pour lutter contre sa beauté, mais ils n’obtiendront que le résultat inverse. À cause de cela, leurs amis leur tournent le dos. À l’école, Bellaninou est mise à l’écart par ses camarades. Sa maîtresse ira même jusqu’à l’enfermer dans un placard, car elle est allergique à sa beauté.

Bellaninou est aussi confrontée à un autre problème : des prétendants veulent l’épouser pour profiter de sa magie. Elle est obligée de les mettre à l’épreuve et elle devra jeter un sort à sa maîtresse pour s’en sortir. Cela lui fera perdre ses pouvoirs et elle trouvera l’amour avec un prince désargenté.

4. La Mamani de Sandra Nelson, la sorcière qui veut aider

la mamani sandra nelson

Magnifiquement mise en valeur par des illustrations lumineuses, l’histoire prend place dans la cordillère des Andes, en Bolivie. La jeune Anita veut sauver sa sœur malade, privée de ses rêves par le sorcier Salamanca, qui vit sur l’île des poupées. Elle est ainsi nommée, car le méchant sorcier vole les poupées des enfants, et en même temps, leurs rêves. Anita se rend jusque chez la Mamani, une sorcière guérisseuse et bienfaisante, pour lui demander de l’aide. Celle-ci accepte généreusement de l’accompagner contre des galettes de maïs séché, qu’elle offre à la déesse de la terre, Pachamama. La Mamani guide Anita jusqu’au lac où se trouve l’île des poupées. Cependant, sa magie y est inefficace, et c’est seule qu’Anita devra surmonter les épreuves pour guérir sa sœur. 

5. La sorcière Tambouille de Magdalena Guirao-Jullien, la sorcière qui veut retrouver les bonnes manières

la sorcière tambouille magdalena guirao julien

La sorcière Tambouille est une excellente cuisinière : rats en gelée, pâté en croûte de lézard, soufflés de crapaud, il n’est rien qu’elle ne sache faire ! Elle aime aussi recevoir ses amis, préparer une belle table et leur servir des plâtrées généreuses pour qu’ils se régalent. Fantômes, squelettes, ogres et vampires se précipitent à sa table, mais ne font preuve d’aucune bonne manière et ne la remercient jamais pour ses efforts. Un jour où Tambouille est particulièrement en colère à cause de leur attitude grossière, son perroquet lui montre une petite annonce. L’ogre Rococo ne digère plus les enfants et cherche une cuisinière. Sans un regard en arrière, Tambouille s’envole sur son balai en direction du château de l’ogre.  À sa grande surprise, elle est extrêmement bien accueillie, dans une somptueuse chambre rose bonbon ! Elle se met au travail et cuisine pour Rococo des araignées, des limaces et des queues de rat. Ravi, il la complimente abondamment et va même jusqu’à la demander en mariage. La réponse de Tambouille se fait attendre… Jusqu’à quel point sa vie va-t-elle changer ?

Jeunes filles en quête d’identité ou femmes aguerries aux multiples talents, la littérature jeunesse ouvre la voie aux gentilles sorcières. Elles veulent être acceptées comme elles sont et se débattent avec des sentiments auxquels les jeunes lecteurs peuvent facilement s’identifier : la curiosité du sexe opposé ou le besoin de reconnaissance. Ce sont aussi des femmes qui font preuve de sagesse et qui utilisent leurs connaissances et leurs pouvoirs pour aider les autres. Les gentilles sorcières sont de plus en plus nombreuses, pour le plaisir des grands et des petits !

La lecture présente de nombreux avantages indéniables pour nos enfants. Afin d’en découvrir les bienfaits, n’hésitez pas à aller lire notre article sur le sujet.

Auteur : Amandine Travers, rédactrice web SEO.



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